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 Dieter "Jun" Spiridon

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MessageSujet: Dieter "Jun" Spiridon   Mer 28 Mai - 2:52

Prénom : Dieter
Nom : Spiridon
Surnom(s): Pierrot, Jun

Nationalité : Japonaise

Clan : Civils

Age : 16 ans

Métier : Barman

Orientation sexuelle : Unknown

Rang souhaité : Pierrot the Clown


Description physique :


Noir, d’une noirceur à faire frémir mon cœur. Couvert de noir, les yeux rivés sur moi, je le trouve beau et pourtant il n’est pas si beau que ça. Noirs, ses yeux sont noirs… Ses yeux sont bordés de cils noirs et sont légèrement en amande. D’un amande qui n’est pas aussi prononcé que ceux des japonais mais qui dévoilent tout de même son partage génétique maternelle… Oui, noir si noir et si troublant car derrière ce noir je distingue une flamme, comme si ses yeux voulaient s’exprimer à la place de sa bouche. Noirs, si noirs et pourtant si clairs, telle une nuit sans lune mais qui dévoile l’infinie de notre Univers.
Il est mon Univers.
Noir, si noir, comme ses cheveux courts, si courts qu’il lui effleure à peine le bas de la nuque et qui sont pour l’instant cachés sous ce bonnet pointu tout aussi noir… Aucune mèche de cheveux ne vient effleurer son front pâle… Car plus j’aperçois le noir de ses cheveux et de ses yeux et plus sa peau me parait pâle… Enfin, c’est aussi à cause de tout ce maquillage blanc qui le dissimule à mon regard… Il n’est pas si pâle d’habitude mais je trouve que tout ceci lui va bien: le blanc sur son visage, le noir sur ses yeux, les larmes noires sur ses joues, ses lèvres pulpeuses naturellement rouges qui sont peintes en noir… Il n’a plus cet air vaguement féminin qui me fait à chaque fois songer que ce n’est pas un garçon comme les autres mais un ange déchu venu sur terre jongler avec des balles de couleur tout en pleurant son malheur…
Noir, si noir, nœud papillon noir, boutons noirs, dentelles noires, bottines noires…
Blanc, si blanc, son habit, ses gants, sa peau…
En Noir et Blanc, les plus belles teintes au monde pour moi alors que je le regarde jongler sous le regard des passants qui lui jettent parfois une pièce en souriant légèrement.
Il n’est pas drôle pourtant… Pierrot n’a jamais été drôle… Il est le seul à pleurer sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Mais malgré les larmes si noires sur ses joues, son regard qui me fixe sans ciller ne semble pas si triste que ça… Non, il semble même pétiller.
Et moi, je me sens si petite sous ce regard… Ce n’est pas qu’il est grand, il frôle à peine le mètre 70 ce qui est normal pour son âge… Oui, son âge, même sous ce maquillage je le devine sans peine. 15, 16 ans à peine… Mais ce n’est pas important.
Car il est beau, même si les autres filles ne le remarquent pas.
Il est comme une flamme vive qui brûle en silence dans cette rue anonyme juste pour moi.
En Noir et Blanc.

Description psychique :


Mais qui est-il mentalement, ce Pierrot étrange aux traits nippons qui me regardent ainsi avec un peu d’amusement sans toutefois prononcer un seul mot… L’ai-je une seule fois entendu ? Non… Non malgré ma surveillance journalière, je ne l’ai pas entendu prononcer un seul mot. Et pourtant, je fais très attention… Quand il se déshabille dans les toilettes publiques et ressort avec un tee-shirt blanc, un pantalon de flanelle grise et une paire de bretelle, étranger sur sa terre natale, à peine démaquillé et au visage neutre… Enfin, neutre pour le reste du monde, celui qu’il croise tandis qu’il marche dans la rue pour retourner chez lui, car moi je sais voir derrière ce masque blanc le petit sourire en coin.
Il est fier… Il a le droit d’être fier. Je le sais car tandis qu’il marche, sa tête est droite, légèrement relevée, et son petit nez retroussé semble dire à ceux qu’ils croisent « Je fais peut-être la manche mais je garde la tête haute alors que vous, vous êtes écrasés par le poids de votre vie de tout les jours que vous n’appréciez pas tant que ça… ».
Oui, il est fier de ce qu’il fait car c’est ce qu’il aime par-dessus tout. Certainement, sa laïus intérieur doit être « Être heureux pour vivre vraiment » et je crois qu’il l’est, malgré les insultes parfois, les flics qui le virent, le peu d’argent qu’il reçoit… et toute ses choses qui font que la vie est belle mais à sa manière.
Il est fier mais n’est pourtant pas arrogant.. Juste appréciant le fait de profiter de sa vie pleinement chaque jour ce qui est devenu rare à notre époque.
Je sais aussi qu’il n’est pas arrogant car il est doux… Je le vois à son regard quand ce dernier se pose sur les gens qui l’entourent. Pas de mépris, pas de moquerie muette, juste un regard doux… Je crois qu’il aime ça, regarder les gens vivre avec son petit sourire en coin. Il est gentil mais personne ne le remarque. Stupides personnes trop occupées à pleurer sur leurs états d’âme…
Il est doux et il est honnête… Non, il n’est pas le genre à mentir… Et s’il ment, sans doute a-t-il une bonne excuse pour le faire. Je lui fais confiance… Je sais qu’aujourd’hui le mot confiance n’a plus vraiment de sens mais voyez-vous, quand par chance j’ai le bonheur de croiser son regard, je sais que je peux lui faire confiance.
Je le sens.
Il a l’air indifférent à tout ce qui se passe autour de lui par contre… Je ne pense pas qu’il m’ait reconnu, moi qui assiste à chacune de ses représentations et le raccompagne jusqu’à chez lui sans qu’il ne s’en doute. Ce n’est pas important, je ne désire rien de lui. Je préfère le regarder vivre…
Je sais aussi qu’il peut se mettre en colère sauf que le seul signe qui le trahit est un léger froncement de sourcil.
Waring frown… like Pierrot the Clown.
J’aime beaucoup cette chanson même si je ne comprends pas l’anglais car je trouve qu’elle lui ressemble d’une certaine manière. Même si elle est triste… Alors parfois quand je le suis, je l’écoute en même temps, en boucle.
Je disais: il peut se mettre en colère mais je sais qu’il préfère de loin garder son calme et abdiquer en surface. Il ne veut pas faire d’éclats, de vagues… Le silence est sa priorité. Le silence lui permet d’écouter la vie qui bruisse autour de lui. Serait-ce la raison de son mutisme, celle qui fait qu’il n’a qu’un signe de tête en guise d’excuse en bousculant quelqu’un… peut-être, certainement.
Mais ce que je sais sur lui et qui est le plus important pour moi c’est qu’il est prêt à tout. Pour quoi ? Pour qui ? Je ne sais pas et sans doute ne le saurais-je jamais. Mais la lueur décidé juste derrière ces étincelles qui flamboient dans son regard ne ment pas.
C’est sans doute pour ça que je lui fais autant confiance.. Sans doute oui.

Sociabilité:
Ce n’est pas une question de sociabilité mais une question d’affinité… Et il ne ressent pour l’instant d’affinités avec personne… Alors il reste dans son coin, il observe les gens vivre et sourit parfois de temps en temps sans qu’on ne le remarque.

Signe(s) particulier(s) : A part le fait qu’il joue les Pierrot dans la rue pour gagner quelques sous et qu’il possède une bague rattachée à une chaîne dont il ne se sépare pas autour du cou, je ne vois rien d’autre.

Buts : Emmener sa mère à Kyoto et quitter ainsi son géniteur qu'il hait.

Arme de prédilection/Style de combat : Aucun. Il n’aime pas se battre, a horreur des armes et préfère de loin se cacher ou fuir… Mais si on l’attaque, il ripostera. Faiblement certes mais il le fera.

Devise ou citation : Commence déjà à profiter de la vie avant de trop lui en demander.

Inventaire : Une bague en or rattachée à une chaîne qu’il porte autour du cou, son costume de Pierrot, ses balles et ses quilles, une photo de sa mère.
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MessageSujet: Re: Dieter "Jun" Spiridon   Mer 28 Mai - 2:56



Histoire


- Kagome, Kagome…


Les yeux clos, ses mains jointes sur son visage pour ne pas, par mégarde, voir ce qui se passe dehors, il est assit au pied de son lit et ignore les cris de son père.


- … kago no naka no tori wa…


C’est une habitude qu’il a prit depuis qu’il est enfant. La comptine, c’est sa mère qui lui a apprit. Sa mère Saku qui le berce le soir pendant des heures alors qu’il ne trouve pas le sommeil. Et même si son père lui dit qu’ainsi elle le gâte trop et qu’elle finira par ne plus le quitter le soir, délaissant ce qu’il appelle ses « devoirs d’épouse », elle continue à lui sourire et à chantonner doucement…


- Itsu, itsu Deyaru ?


Il est petit mais est déjà sûr que ses parents ne s’aiment pas… En tout cas, sa mère n’aime pas son père mais comme elle est une épouse fidèle et dévouée, elle ne dit rien, baisse les yeux et se contente de s’occuper de son fils comme si on allait le lui arracher. Peut-être avant s’aimaient-ils… Sur les photos, on ne voit qu’un homme de type européen qui sourit en posant une main sur l’épaule de sa femme, en kimono traditionnel qui reste les yeux rivés sur l’objectif sans avoir une seule esquisse de sourire. Est-ce simplement la pudeur des japonaises ? … Il hésite à répondre oui.


- Ioakeno banni, tsuru to kame ça suretta…


Son père n’est pourtant pas un homme mauvais… Il veut simplement que sa femme lui obéisse dans la plus pure tradition japonaise… Malheureusement, il n’a pas comprit qu’il n’avait pas assez de respect pour sa femme pour donner le change. Et elle, qui s’était toujours promis d’épouser un européen pour être mieux traitée, elle se retrouve dans un enfer pire encore que celui qu’elle avait imaginé adolescente quand sa mère lui avait présenté son futur mari. Tomber de Charybde en Scylla, comme on dit…


- …. ushiro no shoumen ha dare ?


La porte s’ouvre avec lenteur et Dieter, le cœur serré, croit reconnaître un instant les pas de son père jusqu’à ce que deux bras l’enserrent doucement et qu’une voix lui chuchote doucement:


- Ushiro no shoumen ha dare ?
- …. Mama…, répondit-il doucement et seul un rire doux retentit dans la pièce, le faisant frissonner agréablement.

Il sourit et se tourne vers celle qui essuie ses larmes avec les manches de son kimono rapidement, ce qu’il remarque facilement malgré la pénombre. Des bruits dans la cuisine le renseigne sur ce que fait son père: Il se prépare encore un verre de whisky. Et soudain, la haine le submerge ce qui le surprend un peu. Il n’est pas habitué à ressentir de rancœur et de rage aussi profonde envers quelqu’un surtout son père… Mais de voir le visage défait de sa mère qui reste digne malgré tout tandis que son père va s’installer devant la télé en sirotant son verre, persuadé d’avoir accomplit ses propres devoirs d’époux, tout cela lui serre le cœur et lui donne envie de hurler.

- Un jour, on partira tout les deux, très loin de lui.

- Chuuuuut Jun-chan… Ne dis pas ça…
- Et pourquoi ? Tu ne l’aimes pas…
- Mais je t’aime toi, le reste n’est pas important… et tu es trop petit pour dire de telles choses…
- Je travaillerais très tôt et avec l’argent on partira tout les deux vers Kyoto…


Son air est décidé et malgré ses 10 ans, sa mère a déjà l’impression d’avoir un jeune homme en face d’elle. Elle a peur, elle ne veut pas qu’il grandisse car malgré tout, elle a besoin de lui. Elle ne peut plus supporter cette vie et le seul lien qui la rattache encore est son fils, son fils chéri qu’elle appelle Jun… C’est le nom de son père et quand elle a sût qu’elle était enceinte, elle a demandé à Ulrich si elle pouvait lui donner ce nom… Mais ce dernier a refusé, prétextant que c’était un nom trop barbare pour son fils et qu’il ne pourrait pas se présenter à l’étranger avec un tel prénom… Déjà qu’il était typé japonais…

« Ca sera Dieter… Dieter Spiridon, c’est un très beau nom… Il deviendra un homme sérieux avec une poigne de fer, comme son père. »


Dieter regarde sa mère qui a l’air soudain pensive et lui caresse la joue. Oui, c’est promis, il l’emmènera loin de cet homme qu’il hait plus que tout au monde car sa mère n’est que douceur et ne doit vivre qu’entouré de gens tendres et souriant… Il lui sourit doucement et le visage de sa mère s’éclaire.
Juste de la douceur…

¤¤¤

- Tu es une mère indigne Saku ! Te rends-tu compte que je l’ai surpris entrain de faire la manche ??? Dans la RUE !!! Comme si on ne nourrissait pas assez ce sale morveux !!!! Ou crois-tu qu’il passe mon salaire, hein ? Réponds-moi !!! Tu l’as mal éduqué, tu devrais avoir honte !!!
- Sumimasen’ otto-san…
- Non je te pardonne pas d’avoir jeté la honte sur notre famille ! Dieter ira dans une école privée dès la rentrée prochaine ! Et si je le surprends encore une fois à mendier, je l’envois en Autriche pour qu’il apprenne la discipline avec son Grand-père !Et surtout qu'il arrête de me prendre de haut ainsi ! Foutue fierté nipponne que TU lui as inculqué ! J'imagine que tu dois être fière de toi, hein ?????

Les poings crispés, les lèvres pincées, Dieter sent la rage qui le submerge une nouvelle fois. Il est assis sur son lit et de ses yeux, faisant couler le maquillage qu’il n’a pas encore enlevé, les larmes perlent doucement…
Il s’en veut, il s’en veut tellement car bien entendu, son père ne lui a pas adressé un mot pour le blâmer mais c’est tout de suite tourné vers sa mère pour la réprimander. Il sait que Saku doit être à genoux au sol, tête baissée, épouse fidèle et dévouée comme le vœu la coutume… Il entends encore son père se vanter auprès de ses collègues de travail devant sa mère et lui lors d’un repas à la maison…


« J’ai trouvé la femme parfaite… Non vraiment, la culture japonaise n’a pas fait mieux: L’épouse. Soumise, obéissante, elle sait quand elle doit parler et se taire… surtout se taire. Je suis le chef de famille… »


Sale enflure, comme il le hait…
Il se sent coupable pour sa mère mais décide de ne pas arrêter ses activités de la rue pour autant. Bien au contraire, il doit gagner plus, très rapidement pour partir loin de lui le plus rapidement possible. Dieter ne supporte plus cette situation et voir sa mère ainsi le répugne… Elle mérite mieux que ce sale enfoiré qu’elle a épousé. Quels mensonges lui a-t-il dit pour qu’elle lui fasse aveuglément confiance au point de croire à son amour…

Gagner de l’argent dans la rue lui ait venu il y a déjà deux ans de cela… A l’époque, il avait 14 ans et les études ne l’intéressaient déjà plus. Il n’avait pas abandonné sa promesse et cherchait à tout prix un moyen pour partir rapidement. C’est alors que lui était venu l’idée de Pierrot.
Pierrot, c’était ce clown triste en noir et blanc qui l’avait toujours fasciné. D’origine européenne, il amusait la galerie avec ses maladresses à ses dépends. Et, sans comprendre trop pourquoi, Dieter s’était identifié à lui…
C’est ainsi qu’un jour, avec le peu d’argent de poche qu’il avait à l’époque, il s’est rendu à une boutique de costumes pour acheter son habit de scène…
Un peu de maquillage, le visage blanc, les yeux et les lèvres noires, deux larmes sur les joues, il a commencé à jongler avec les balles en papier que sa mère confectionnait… Bien entendu, il fut chassé par les flics et faillit être arrêté… Mais rien ne l’empêchait d’amuser les gens en jonglant. Bientôt, les piécettes affluèrent et cela pendant deux ans. Son père ne savait rien sur le fait qu’il séchait les cours, sa mère s’occupait de cela, et sa tirelire commençait à être bien remplie…
Jusqu’à ce jour maudit où il avait fallu qu’il passe dans sa rue pour boire un café avec ces collègues et l’avait aperçu. La honte que Ulrich avait ressentit en entendant les rires de ces hommes qu’il considérait presque comme des amis en voyant son fils faire le guignol fut telle qu’il attrapa son fils par le poignet, lui colla deux gifles retentissantes et retourna à la maison avec lui aussitôt.
Heureusement, les économies furent sauvées car Dieter lui marmonna que c’était la première fois qu’il faisait ça… Bien entendu, son père l’ignora et reporta sa colère contre sa mère.
D’où la scène qui se déroulait à l’instant.


*Je dois faire plus… Je dois faire plus, trouver un autre travail, n’importe lequel et combler ma tirelire rapidement pour nous payer un billet de train et nous installer à Kyoto le plus rapidement possible… J’arriverais même à convaincre maman de divorcer si ça se trouve… Je dois faire plus, beaucoup plus…*


¤¤¤

- Nom ?
- … Spiridon.

- Prénom ?
- … Jun.
- Sur votre carte d’identité il y a marqué Dieter.
- Jun est mon prénom japonais monsieur.

L’homme assit en face de lui à un « Humpf » et repose sa carte sur son bureau avant de se saisir d’un mouchoir pour éponger son front gras et luisant. Il ne fait pas chaud pourtant mais Dieter s’en fiche. Il a besoin de ce travail, à tout prix.


- Vous êtes mineur…
- Je suis compétent monsieur.
- Vous avez déjà servit dans un bar ?
- … Jamais… Mais je suis habile de mes mains, je peux apprendre très rapidement.


Il a vu l’annonce dans le journal et a aussitôt téléphoné… Certes, il a mentit sur son âge et lui a fait croire qu’il était majeur mais ainsi au moins, il a pût avoir un entretient. Deux mois à peine ont passé depuis l’incident avec son père et il n’a pas abandonné l’idée de partir avec sa mère. Si seulement ce gros lard pouvait le prendre…


- Je suis désolé jeune homme mais je ne pense pas que ça soit possible… Vous ne connaissez rien au job de barmen…
- Je peux jongler avec les bouteilles, manier les verres très rapidement… mettez moi à l’essai un soir et si le résultat est concluent via les réactions des clients, vous aurez un barmen peut-être jeune mais talentueux et prêt à bosser n’importe quand… Les autres barmen ne sont pas aussi enthousiastes sur leur travail maintenant et le client le ressent, je me trompe ?

Malheureusement, son petit discours n’a pas l’effet escompté puisque l’homme lui jette à peine un regard intéressé. Ce n’est pas de la parlote qu’il veut, c’est de l’action ! Son dernier barman a trouvé l’idée superbe de mourir en plein dans son contrat alors qu’il avait déjà des problèmes avec ses créanciers. S’il ne trouve pas un barman pour commencer dès ce soir, il va avoir des problèmes avec certaines personnes dont même la police évite de dire le nom pour ne pas s’attirer des ennuis… Et s’il s’en sort sans trop de dommages physiques, il faudra toujours qu’il mette la clé sous la porte…
Il est dans une situation de crise et malheureusement il sent que le vaurien en face de lui l’a sentit… Ce dernier a vraiment l’air d’une fille en plus, s’en est troublant mais d’après sa carte d’identité, c’est bien un japonais de sexe masculin. Il espère juste qu’il n’est pas travestit ou transsexuel, avec les jeunes de nos jours on ne savait jamais, ça ferait une tâche pour l’établissement…
Une tâche… pfeuuu il parlait de lui comme s’il allait l’engager…
Il n’empêche qu’il était au pied du mur… Et engager ce morveux en tant que barman lui ferait faire quelques économies. Car il ne le paierait certainement pas comme un professionnel… Ca ferait déjà de l’argent économiser…

Mais il avait tout de même des scrupules à engager un gamin comme lui… Remettre son précieux bar et ses clients entre ces mains juvéniles lui arrachaient une sueur glacée…

Dieter vit dans le regard de l’homme que sa décision était finalement prise. Soupirant intérieurement, il sût avant même que ce bout de gras ambulant ne le lui dise qu’il pouvait faire une croix sur ce job. Dans quelques années, lui dit-il… Dans quelques années, ouais c’est ça…

Il se leva et sortit du bureau, enfonçant rageusement ses mains dans ses poches. Il fallait qu’il trouve un emploi rapidement… Peut-être sur le marché… l’épouse d’un des collègues de travail de son père pourrait l’y croiser mais il y avait peu de chance qu’elle en parle…
Et de toute façon, au point où il en était, il s’en foutait totalement.

C’est alors que le patron le héla, marchant rapidement vers lui en essayant toutefois de ne pas paraître très empressé. Il allait à peine ouvrir la porte de derrière pour sortir dans la ruelle que ce dernier posa une main sur son épaule.


- C’est d’accord mon garçon. Tu commences dès ce soir à 18 heures pour terminer à 3 heures. On signera les papiers juste après. Mais fais attention, c’est un essais ! Et si tu es prit, sache que s’il y a de la casse, je te foutrais deh…. Je te déduirais les dommages de ta paye ! Tu m’as bien compris ?

Dieter essaya de ne pas sourire.


- Bien entendu monsieur… Merci monsieur…
- Allez maintenant casse-toi ! Et trouve-toi un pantalon noir et une chemise blanche !
- Entendu monsieur… Mer..
- Casse-toi j’ai dis !

Finalement, quelques minutes entre le moment où il était sortit de son bureau jusqu’à ce que l’homme le hèle, avaient suffit pour que ce dernier reçoit un message sur son répondeur lui annonçant que s’il ne payait pas bientôt, sa femme et son fils allaient recevoir une certaine visite…
Juste quelques minutes qui avait finalement tout changé.
Dieter ne s’autorisa un sourire ravi que lorsqu’il se fut assez éloigné.

Il avait hâte d’annoncer la nouvelle à sa mère. La paye ne serait certainement pas mirobolante mais lui permettrait d’envisager l’avenir plus sérieusement qu’il ne l’avait fait jusqu’à présent. Il pourrait tenir sa promesse et emmener sa mère loin de ce sale enfoiré de macho qui la tenait limite en laisse.

La liberté avec une odeur de tabac et de sueur…
La liberté portait le nom de Bar Izayaka.


***************

[Traduction de Kagome kagome:

Kagome kagome… L’oiseau dans sa cage…
Dis-nous, quand sortiras-tu ?
A l’aubre et au soir, la tortue et la grue ont glissé
Qui se trouve donc derrière toi ?]

***************
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MessageSujet: Re: Dieter "Jun" Spiridon   Mer 28 Mai - 9:36

Présentation validée (comme s'il pouvait en être autrement franchement *roule des yeux avant de rire*)

Mais avant, il y a juste un détail qui me pose problème... si son père ne doit pas s'en rendre compte, comment fera Jun (ou sa mère) pour expliquer que tous les soirs de 18h à 3h du matin, il n'est pas à la maison ?
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MessageSujet: Re: Dieter "Jun" Spiridon   Jeu 29 Mai - 0:37

Oh je lui trouverais une excuse au bon moment What a Face

*Phrase pour dire qu'elle n'en a strictement aucune idée*

A vrai dire son père s'en fout totalement de lui et ne remarquera peut-être pas que son fils est pas à la maison... Il se contentera de "Il est allé dormir"... De toute façon, il rentre chaque soir vers 21h30 à cause de son boulot et généralement à cette heure Dieter doit être au lit comme le brave garçon qu'il est... Le truc sera de rentrer à l'appartement vers 4h00 du mat' sans se faire choper XD

Enfin c'était l'idée générale ^^ Et merci pour la validation !
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