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 Katzui Mio

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Katzui Mio
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MessageSujet: Katzui Mio   Mer 9 Juil - 13:47

Prénom : Mio
Nom : Katzui
Surnom(s): Mimi-chan pour la plupart des gens. Sur le web, seul un pseudonyme est connu : Kumo.

Nationalité : Japonaise

Clan : Autrefois chez les Sensu, actuellement civil

Age : 19 ans

Métier : Je suis étudiante en quatrième année, en biologie-chimie à Tôdai, mais je fais quelques petits boulots de sauvetage informatique par-ci par-là.

Orientation sexuelle : Papa voudrait que je me trouve un homme, mais j’arrive pas encore à me décider. Et puis peu importe le sexe du partenaire, tant qu’il ou elle sait y faire !

Rang souhaité : Kumohime

Casier Judiciaire : Comme dit papa, il y a ceux qui se croient malins et qui ont un casier judiciaire, et il y a les vrais malins qui ne se font jamais prendre.


Description physique :

Le Colonel Katzui a écrit:
Un mètre soixante-deux, cinquante-deux kilos, Cheveux originellement noirs, décolorés actuellement, yeux noirs, sexe féminin.
Veuillez excusez mon père, il se limite souvent à l’essentiel. C’est l’armée qui l’a rendu comme ça, je crois. Enfin toujours est-il qu’il vous a dit la vérité, même si devant moi il préfère parler d’un joli visage angélique, de grands yeux noirs profonds comme les siens, et de belles boucles blondes qu’il aime caresser. Mais je doute que mon père soit vraiment objectif.

Adrian, ex petit ami, a écrit:
Mio, elle a l’air cruche, mais qu’est-ce qu’elle est bonne !!
Quel con celui-là. C’est pas pour rien qu’on s’est quitté. Je crois même qu’il serait incapable de vous dire de quelle couleur sont mes yeux. Évidemment, il se contentait de reluquer mon décolleté. En même temps, je peux pas lui en vouloir, la nature a été généreuse de ce côté-là. Un peu trop à mon goût d’ailleurs. Mon père dit que je ressemble beaucoup à ma mère, mais je n’arrive pas vraiment à me souvenir de ce genre de détail avec exactitude.

Sae-chan, amie d’enfance, a écrit:
Mimi-chan ? Elle est trooop kawai !! On faisait toujours du shopping ensemble après l’école. Elle adoooore les robes, et ça lui va bien en plus ! Évidemment, avec un corps comme le sien. Je comprends pas, on faisait partie de la même équipe de gymnastique, mais quand moi ça m’a rendue musclée, elle ça l’a rendue fine. C’est bizarre, je trouve.
Sae-chan exagère, comme toujours. On se ressemble beaucoup elle et moi, c’est pour ça qu’on se prêtait souvent nos vêtements. C’est vrai que je suis un peu moins musclée qu’elle, mais c’est sûrement parce que j’ai plus travaillé sur la souplesse. Sinon elle n’a pas tort, j’adore les robes ! Longues, courtes, plutôt du sombre en fait. A l’école, Sae et moi faisions partie des Lolita’s un peu Goth avec nos boucles et nos colliers de cuir. J’aime beaucoup ce style, même si je reste encore assez sage avec le maquillage.

Gorou, tatoueur à Tokyo, a écrit:
La petite Katzui ? Bien sûr que je me souviens d’elle ! C’est pas souvent qu’on a la chance de travailler sur une belle plante dans ce milieu. Je me souviens surtout de sa voix douce et envoûtante, et aussi de sa peau blanche. J’avais presque mal au cœur à l’idée de planter mon aiguille dans une peau si douce.
Gorou, le tatoueur ? Il aime bien parler apparemment. On a bien rigolé, j’aime beaucoup ce qu’il fait ! Ce n’est pas pour rien que je me suis adressée à lui pour mon tatouage. Il n’a pas arrêté de faire des commentaires sur ma peau, soi-disant qu’elle serait parfaite. Moi je trouve juste que je suis un peu trop pâle. En fait, je suis plutôt du genre à brûler sous le soleil, du coup j’évite de trop m’exposer.



Description psychique :

Monsieur Miyazaki, enseignant d’un lycée de Tokyo, a écrit:
La petite Katzui ? Bien sûr que je me souviens d’elle. C’est pas tout les jours qu’on envoi dans une de mes classe une petite aussi jeune. Elle devait avoir trois années de moins que ses petits camarades en dernière année. Le premier jour, j’ai cru qu’elle s’était trompée de salle.
Miyazaki-sensei a sans doute été mon professeur préféré ! Il faut dire qu’il s’était montré très délicat en me demandant mon nom pour m’aider à trouver ma classe. Seulement je savais parfaitement que j’étais à ma place. Pendant mes années scolaires, j’ai toujours eu de la chance. Un professeur a dit que j’étais trop intelligente pour rester dans sa classe. Mais j’aurais préféré rester dans la classe de Sae-chan. Dans celle de Miyazaki-sensei, je n’étais que la curiosité locale, et j’ai détesté ça.

Madame Sakamoto, professeur de gymnastique, a écrit:
Katzui-chan était une excellente élève ! Grâce à elle, l’équipe a été championne des lycées cinq années consécutives. Pourtant jamais elle n’a eu la grosse tête. C’était une jeune fille toujours souriante, qui passait son temps à soutenir les autres et à encourager ses amies.
Sakamoto-sensei était dure avec nous, mais j’aimais son attitude. J’aime me dépasser, donner le meilleur de moi-même. Sans défi, je m’ennuie, c’est comme ça. Je ne lui ai jamais avoué, mais j’ai toujours préféré travailler en solo, pour ne dépendre que de mes propres capacités. Ce n’est pas un manque de confiance envers mes collègues, c’est juste que… Comment dire… Je n’aime pas être ralentie dans mes progrès.

Mori Hakaru, président du club d’informatique, a écrit:
Katzui… Quelle peste celle-là ! Elle est venu un jour, comme ça, dans notre club pour voir comment ça se passait. Avec une fille comme ça, on aurait pu attirer plein de membres, mais au lieu de ça, elle nous a remerciés en disant que finalement le club ne correspondait pas à ses attentes. Quelle prétentieuse ! Maintenant si vous voulez bien m’excuser, j’ai du travail. Un petit malin a fichu le bordel dans mes fichiers.
Mori-sempaï devrait s’écouter de temps en temps. Il ne devrait pas être président. Pendant sa présentation, j’ai hacké son compte universitaire, son propre ordinateur portable et son téléphone. Il n’a aucun système de défense et se targue de programmer des firewalls et des anti-virus imbattable, quelle andouille. Il n’avait rien à m’apprendre. Je suis un peu déçue, j’espérais faire des progrès à l’université. Au lieu de ça, il faudra que je me dépasse ailleurs. Heureusement j’ai les yakuzas !

Le Colonel Katzui a écrit:
Mon trésor est un exemple que beaucoup de jeunes filles devraient suivre. C’est une jeune fille brillante et intelligente. Je suis tellement fier d’elle !
Pauvre Chichi ! A sa place, je serais un peu moins fière. C’est vrai que je suis studieuse et volontaire, que je ne me drogue pas, ou très rarement, que je suis subviens à mes propres besoins malgré la pension qu’il me verse, mais s’il savait pour qui je travaille… Enfin, peut-être qu’un jour je ferais ce qu’il désir et que j’irais travailler pour l’armée. Il m’a demandé un jour si la protection du territoire m’intéressait. Mais pour se protéger contre qui ? Je n’en vois pas l’utilité, du moins pour l’instant.


Signe(s) particulier(s) : Une petite araignée tatouée sur la hanche gauche.


Buts : Je ne cherche qu’à acquérir un maximum de compétences, et accessoirement protéger mes arrières.


Arme de prédilection/Style de combat : Je ne sais pas me battre. Enfin un tout petit peu. Quand j’étais petite, j’ai suivi des cours de self défense, mais c’est tout. En revanche, je me promène toujours avec des lames sur moi. J’aime beaucoup les lames ! Mais ce n’est pas de leur tranchant qu’il faut vous méfier. En fait, j’ai un petit penchant pour les poisons, surtout le venin d’araignée, alors vous pensez bien que mes lames aussi. Mais rassurez-vous, j’ai toujours un antidote sur moi. Autre chose ? Ah oui, bien sûr je m’y connais en anatomie, inutile donc de préciser que quand je touche, ça peut faire très mal. Je ne touche pas très souvent, malheureusement. En revanche, je suis assez difficile à toucher en général. Il faut dire que la gymnastique m’a permise d’être très souple, agile et rapide !


Devise ou citation : Reste plus maligne que les autres et vise toujours plus haut !


Dernière édition par Katzui Mio le Jeu 24 Sep - 18:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Katzui Mio   Mer 9 Juil - 17:52

Histoire :


Dans un jet de l’armée de l’air, un téléphone portable sonna. Le Colonel Katzui décrocha machinalement, sans prendre la peine de regarder qui l’appelait.

« Colonel Katzui, j’écoute. »
« Chichi !! »
« Mi… !?! »

Le colonel baissa subitement le ton de sa voix, murmurant à peine dans le téléphone.

« Mio… Comment as-tu eu ce numéro ?»
« Je l’ai trouvé la semaine passée dans ton palm, tu sais, celui que tu ne veux pas que je touche. Je n’ai pas pu m’en empêcher. »
« Si je te l’avais interdit, c’est pour une bonne raison. Je travaille, là. »
« Je sais, Chichi, mais je m’ennuie… Tu rentres quand ? »
« Entre demain et dimanche. »
« Mais quand ? Je voudrais te préparer un yaki-niku. »
« Alors je serai là samedi soir, d’accord ? »
« D’accord. Dis, Chichi, tu m’en veux d’avoir pris le numéro ? »
« Non, pas vraiment. Mimi-chan, tu sais où je suis ? »
« 150°est, 15°nord, en plein Pacifique ! Et je dirais dans un avion. Tu te déplaces vite ! »
« C’est très bien trésor. A samedi. »
« A samedi ! »

Le colonel referma son portable, un faible soupire lui échappant. L’homme assis non loin de lui se pencha, un sourire aux lèvres.

« Votre petite ? »
« Oui, elle s’ennuie un peu toute seule. »
« Je comprends. J’imagine que ce doit être difficile pour elle autant que pour vous. »
« Sans doute. »

Le colonel n’avait visiblement pas envie de s’attarder longuement sur des sujets personnels. Quelques années plus tôt, alors que sa petite Mio venait de fêter ses six ans, sa femme était décédée. La leucémie avait été fulgurante, un cas rare qui tue en quelques mois à peine. Mio avait dû encaisser le choc, tout comme lui. Mais bien qu’il ne l’avouera jamais, il souffrait plus de cette perte que sa fille. Maintenant la petite avait dix ans et commençait sérieusement à avoir des problèmes scolaires. Les psychologues disaient que c’était parce qu’elle avait perdu sa maman, mais lui, il pensait autrement. Une gamine de dix ans qui pirate un agenda électronique et s’amuse à user du gps d’un téléphone portable pour le repérer, ce n’est pas très courant. Il lui faudra prendre rendez-vous avec l’orientation scolaire. Les mauvais résultats de sa fille n’étaient pas dus à son intelligence, mais à son manque d’intérêt pour les leçons dispensées dans son école.







« Un peu de silence s’il vous plait. »

Dans cette classe, en pleine rentrée, tout les élèves chahutaient pour se raconter leurs dernières vacances, parler des devoirs qu’ils avaient faits, ou copiés honteusement, bref, faire ce que des ados normaux font. Sur la petite estrade, devant tout le monde, le maître de classe tenait devant lui une fillette clairement plus jeune que la bande de chahuteurs. Le silence se fit, comme demandé, et tous les regards se braquèrent sur la gamine.

« Bien. Je vous présente Katzui Mio. Cette année, elle nous accompagnera. Je vous demande d’être gentils avec elle. Katzui, je te laisse te présenter. »

Et il retourna s’assoir, abandonnant la fillette devant toute la classe. Mio détesta cette situation. Dans la salle, tous les regards étaient braqués sur elle, certains curieux, d’autres franchement méprisants. Deux rangs plus loin, un élève se pencha vers son voisin de table pour murmure…

« C’est elle, le monstre de l’école d’à-côté ? Celle avec un Q.I. de passé 180 ? »
« Ouais, et tu connais la meilleure ? Il paraît qu’elle était malade le jour du test et qu’elle aurait pu faire un score encore plus élevé… »


Mais Mio n’était pas sourde. Et même si l’enseignant n’avait rien entendu, elle, elle n’avait pas perdu un seul mot. Elle se racla la gorge avant de se lancer, faisant bien vite se taire les deux petits enquiquineurs.

« Bonjour ! Je m’appelle Katzui Mio. J’ai dix ans et j’habite tout près de l’école. Mes passions sont la gymnastique, l’informatique et l’entomologie. »
« L’entomoquoi ? »
« A peine ici, elle fait déjà l’intello ! »

La classe éclata de rire. Un rire qui cessa dès que le professeur se leva. Il porta sur Mio un regard d’excuses compatissantes et l’invita d’un geste de la main à aller s’assoir. En passant entre les rangs, elle lança un regard glacial à l’intention du dernier petit malin qui avait ouvert la bouche et choisit une table isolée, tout au fond de la pièce, histoire d’être au calme et de tenir à l’œil les petits enquiquineurs de quatorze ans devant elle.









« Dis, Chichi, c’est quand qu’on arrive ? »
« Encore deux stations, trésor. »

C’était un samedi après-midi et le colonel Katzui avait été demandé pour une urgence et pour une fois, il avait proposé à sa fille de venir. Pas de voiture, le bâtiment se trouvait seulement à quelques stations de métro et il ne voulait pas prendre le risque d’être coincé dans les embouteillages. Mio ne demanda plus quand est-ce qu’ils allaient arriver. En sortant du métro, le colonel Katzui agrippa la main de sa fille et l’entraîna à sa suite dans la foule des ruelles. Trop petite, et derrière son père, Mio ne vit pas vraiment où ils allaient. Ce n’est que quand ils s’engouffrèrent dans un bâtiment imposant qu’elle y pu enfin observer plus de chose. Il n’y avait pas grand monde. Juste deux hommes en uniformes devant un gros cadre métallique. Ils se mirent au garde-à-vous devant le colonel et regardèrent perplexe la gamine qui le suivait. Mio leur fit un adorable sourire en trottinant derrière son papa. Il fallut compter quelques ascenseurs et des portes aux serrures codées pour arriver à destination : une sorte d’immense salle où étaient répartis une série d’ordinateurs alignés, tous relier à un gigantesque bloc central.

« Bonjour colonel ! Désolé de vous faire venir aujourd’hui. C’est la petite Mio ? »

l’homme se pencha pour offrir un sourire à la fillette qui le lui rendit bien.

« Oui, c’est ma fille. Pourriez-vous vous en occuper quelques instants que je règle cette histoire ? »
« Bien sûr ! Dis, Mio, ton père m’a dit que tu aimais les ordinateurs, tu veux que je te montre le cœur de cette salle d’informatique ? »

Il n’avait pas besoin d’en dire plus pour que la gamine, avec un sourire énorme, acquiesce et le suive docilement. Le colonel s’éloigna, non sans jeter un dernier regard à sa petite fille, et se glissa dans une petite pièce vitrée pour résoudre ce qu’il y avait à résoudre.







« Mimi-chaaaaan !!! Tu viens manger avec nous ? »

Assise sur la pelouse du lycée, Sae faisait de grands signes à l’intention de sa copine d’enfance. Sae venait d’entrer dans cette école, Mio était en train de l’achever. Pourtant, l’une comme l’autre comptait bien profiter de cette année de scolarité commune pour traîner ensemble. Et de toute manière, Mio était mieux avec sa copine qu’avec ses camarades de classe. D’autant plus que, grâce à Sae, elle se faisait même des copains de son âge sans partager les mêmes cours. Le miracle de l’amitié ! Seulement à mi-chemin entre le bâtiment et la petite troupe, une sonnerie ridicule retenti. En décrochant son portable, Mio se dit d’ailleurs qu’il lui faudrait trouver une tonalité un peu moins… Enfin moins, quoi.

« Moshi-moshi ! »
« Salut, p’tite Kumo ! »
« Watanabe-sensei ! »

A l’autre bout du téléphone, le dit Watanabe eut une moue gênée. Il n’aimait pas vraiment qu’elle l’appelle « sensei », surtout en sachant que c’était plutôt elle qui lui donnait des leçons. Ils s’étaient rencontrés deux ans auparavant, dans l’un des bâtiments de relais informatique militaire. Oui, c’était l’homme qui avait montré à Mio l’ordinateur central de la pièce.

« Vu l’heure, tu dois être en pause, et j’ai besoin de toi. Un petit malin est en train de s’infiltrer dans le système. J’ai réussi à le bloquer, mais je voudrais le remonter. »
« Il faudrait utiliser un ordinateur qui n’est pas sur le réseau central pour ça. »
« C’est fait, mon portable est allumé. Tu me sous-estime, Kumo-chan ? »

Dans la cour, Mio éclata de rire. Watanabe était brillant, il était employé pour ça. Mais surtout, il avait offert à Mio un pseudonyme parfait. Maintenant elle avait une identité faussée, celle dont elle se servait pour s’amuser sur la toile les soirs où son père ne rentrait pas. Kumo se faisait peu à peu connaître parmi les experts du genre.

« Jamais je ne penserai une chose pareille ! Alors vous devez aussi avoir déjà piraté votre propre système, j’imagine. »
« Oui, Et je l’ai repéré en tant qu’intrus. Là, j’essaie de le filer. »
« Il doit passer par plusieurs serveurs. Le mieux c’est de lancer les traceurs, ils remonteront toutes les pistes accessibles. »
« Les traceurs… Mon programme n’est pas au point. En fait, je voulais surtout la permission de me servir du tien. »
« Si je vous l’ai donné, c’est pour ça. »
« Je m’en doute, mais je préfère que tu saches. Merci, ma p’tite Kumo ! »
« De rien ! »

Et elle raccrocha le téléphone pour aller rejoindre enfin ses amis. Assise sur la pelouse, à côté de Sae, les deux jeunes filles alors âgées de quinze ans attiraient pas mal de regards.







« Hi, Mimi-chan ! Can I come tonight ? »
« No way… »

Le regard fixé sur l’écran de son ordinateur portable dernier cri, Mio n’avait même pas daigné relever les yeux sur Adrian. Elle l’avait rencontré peu de temps après son entrée à Tôdai. Sur le campus, les étudiants en échanges linguistiques, surtout les américains d’ailleurs, passaient plus de temps à lorgner sur les japonaises qu’à apprendre le japonais. Et après quelques nuits finalement relativement plaisantes, Mio avait mis un terme à ce semblant de couple. Ce qui, soit dit en passant, n’empêchait pas Adrian de faire quelques tentatives quand il ne trouvait personne pour occuper son lit. Lassé, il s’éloigna, abandonnant Mio, au grand soulagement de celle-ci, d’ailleurs. Quelques mois plus tôt, elle avait déménagé. Non pas qu’elle en avait marre de son père, mais l’appartement familial était un peu trop loin de l’université à son goût. Sae l’avait aidée pour le déménagement, Watanabe aussi d’ailleurs. Son père était passé en coup de vent pour apporter quelques cartons, faire un commentaire satisfait sur la nouvelle couleur de cheveux de sa fille pour ensuite retourner au boulot. Et à présent, Mio s’amusait. Certains hackers connus avaient reçus de la part de Microsoft un exemplaire de Vista, avant que le système d’exploitation ne soit mis sur le marché. Mission : pirater et reproduire le programme, puis faire les commentaires à Microsoft. Elle venait de recevoir le mail de confirmation de la boîte, et dans une autre fenêtre, elle contemplait son compte en banque renfloué par la prime versée au petit frimeur qui y arriverait le premier. Cette fois, Kumo avait devancé ses petits camarades ! Et elle aurait de quoi payer son prochain ordinateur.
Tout sourire, elle referma son jouet et se dirigea vers la salle de conférence. Aujourd’hui, le professeur Yamamoto proposait un séminaire sur l’utilité thérapeutique des venins d’araignées. Ça tombait bien, elle venait de s’offrir une veuve noire et une mygale d’Australie. Elle aurait quelques questions à lui poser.









« … Si tu peux t’en occuper, Kumo, ce serait bien. Je veux être certain que tout se passera pour le mieux. »
« Aucun problème. »

Assise dans un fauteuil, dans une petite salle pas vraiment bien éclairée, Mio était venait de connecter son ordinateur portable à une grosse machine.

« Tout devrait fonctionner à présent. Le tirage ne sera pas ralenti, et j’ai optimisé l’impression au besoin. Autre chose ? »
« Oui. Où en est l’affaire Ichimura ? »
« Ce n’est plus qu’une question de temps. Ses cartes de crédits sont toutes bloquées, son téléphone portable est inutilisable et il est fiché comme terroriste chez interpole. Si ça se trouve, il est déjà coincé dans un local de police. »
« C’est bien, tu peux t’en aller. »
« Bien, Sensei. »

Mio quitta la pièce et s’enfonça dans un couloir, tout en replaçant son sac sur son épaule. Elle sera payée sous peu. En fait, elle n’a pas vraiment besoin de cet argent, mais le clan Sensu lui propose pas mal de choses jugées impossibles à faire, et ce qui était soi-disant impossible, Mio adorait. Bien évidemment, rien dans ses petites activités n’est légal, mais elle s’en fichait, tant que son père n’était pas au courant et qu’elle avait de quoi s’occuper. Elle se glissa dans la rue et s’éloigna du casino clandestin.






A Londres, dans un bureau isolé, un dossier fut lourdement jeté sur une table…

« Kumo… C’est quoi ça ? »
« C’est du japonais, ça veut dire araignée. »
« Et alors ? »
« Alors c’est ton prochain dossier. »

Qu’avait-il fait pour mériter ça ? Le jeune homme ouvrit le dit dossier. Il était plein de remarques, de délits soi-disant attribué à un certain Kumo. Dans sa base de donnée, Kumo faisait partie des dix hackers les plus susceptibles de servir la pègre et de poser des problèmes à échelle mondiale. Seulement il n’y avait rien. Pas de nom, pas de visage, pas de nationalité, rien. Dernier repérage : un serveur à São Paulo. Une fausse piste, bien sûr. Un type avait été arrêté l’année dernière au Groenland. Finalement il avait été relâché, son système informatique n’était qu’un relais, une fausse piste de plus. Ce Kumo était un petit malin visiblement. L’ennui, c’était qu’on le lançait sur ce genre de dossier parce qu’il était nouveau, et que les nouveaux se retrouvent toujours avec les dossiers les plus compliqués.

« C’est un japonais ? »
« Le japonais est à la mode en ce moment, rien ne dit que celui qui se fait appeler comme ça en est un. »
« Ouais, mais on sait jamais. »
« C’est ça… »

Quelques jours plus tard, ce jeune enquêteur faisait ses bagages, direction Tokyo. Pour des vacances, qu’il a dit…





Inventaire :

Un gros sac fait pour les ordinateurs portables, avec à l’intérieur…
° Un MacBook Air avec plus grand-chose d’origine
° Un téléphone portable qui fait agenda, gps et internet
° Une petite trousse avec de petits outils pour désosser un système électronique quel qu’il soit
° Son porte-monnaie avec pièce d’identité et tout le tralala
° Un trousseau de clés
° Une trousse à maquillage
° Une pochette contenant trois petits flacons aux étiquettes passées et une seringue stérile

Sur elle :
° La plaque militaire de son papounet qu’elle porte généralement accrochée à son collier
° Un petit bracelet en or, souvenir de sa maman
° Quatre aiguilles empoisonnés dans des étuis, rangés… Ben allez donc les chercher sur elle pour voir !
° Un couteau à cran d'arrêt

Chez elle :
° Vous voulez vraiment entrer ? Il y a deux vivariums avec des bébêtes à huit pattes, et tout un tas de trucs amusants, surtout dans la chambre à coucher.


Dernière édition par Katzui Mio le Jeu 24 Sep - 18:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Katzui Mio   Mer 9 Juil - 19:25

Mi-Tan trop mignonne !

Validé !

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MessageSujet: Re: Katzui Mio   Jeu 10 Juil - 6:09

Oh my god!

*a bien fait de préciser que ses dossiers importants étaient tous sur papiers et n'avait que des procès de peu d'importance et des banalités sur son pc*
*oui oui, je sais, elle fait partie du même clan mais bon... on est un paranoïaque en puissance ou on ne l'est pas XD*

Bienvenue collègue
*s'incline, du même air poli et blasé que de coutume et retourne à ses affaires*

(N'empêche, vive les Sensu )
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